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A Pékin, au centre de la ville impériale, la Cité Interdite s'étend sur près d'un kilomètre de long et 760 mètres de large, entourée d'une muraille de 7 mètres de haut et d'un fossé.
Siège du gouvernement et résidence des empereurs, elle comprend deux ensembles architecturaux, chacun composé de trois pavillons situés sur l'axe central sud-nord, selon la cosmologie chinoise.
La Porte de l'Harmonie suprême s'ouvre sur une cour extérieure pouvant accueillir jusqu'à 90 000 personnes. Les trois pavillons, la Salle de l'Harmonie suprême, la Salle de l'Harmonie du milieu et la Salle de l'Harmonie préservée, étaient réservés à la vie officielle de l'empereur (audiences, réceptions, cérémonies ...). La Porte de la Pureté Céleste permettait d'accéder aux appartements privés de l'empereur et de la famille impériale, le Palais de la Pureté céleste, le Pavillon de la sérénité du croisement et le Palais de la Tranquillité terrestre. Une multitude de pavillons sont érigés sur les côtés de l'axe central.
Construite au début du XVème siècle, sous le règne de Yongle, troisième empereur Ming, la Cité Interdite fut rénovée et restaurée à plusieurs reprises. Pendant 500 ans, 24 empereurs des dynasties Ming et Qing s'y succédèrent jusqu'à la proclamation de la République en 1912. La partie sud devint alors résidence du Président de la République, tandis que la partie nord demeura la résidence du dernier empereur de Chine Xuantong, plus connu sous le nom de Pu-Yi. L'empereur et la famille impériale furent contraints de quitter la Cité Interdite en 1924. Quelques années plus tard, elle fut transformée en musée.
La colline de charbon
Au-delà de la Porte du Génie Militaire, au nord de la Cité Interdite, la colline de charbon ou colline de la contemplation offre un magnifique panorama sur le Palais impérial avec tous ses toits dorés et Pékin. Cette colline artificielle, élevée avec les remblais des étangs, marécages et douves de la Cité Interdite était censée protéger le Fils du Ciel des mauvaises influences venant du nord. Cette colline a été le théâtre tragique de la fin de la dynastie Ming. L'appauvrissement des campagnes dû à l'absence de digues évitant l'inondation des cultures, la faillite financière de l'Etat, la corruption des fonctionnaires et des eunuques puissants, furent à l'origine d'insurrections qui amenèrent, en 1644, des rebelles aux portes de la Cité Interdite. Fuyant devant les assaillants, l'empereur Chongzhen se pendit à un arbre de la colline de charbon.
La symbolique impériale
En Chine, la terre étant considérée comme un carré, chaque côté de ce carré représentait une direction cardinale. Le centre, position d'équilibre du yin et du yang et synonyme de raison et de maturité, symbolise l'empereur.
Un élément, une couleur et une saison correspondent à chaque point cardinal, ainsi le sud est associé au feu, au rouge et à l'été, l'ouest est associé au métal, au tigre blanc, et à l'automne, le nord est associé à l'eau, au noir et à l'hiver, enfin l'est est associé au bois, au dragon, et au vert ou bleu. La Cité interdite est orientée sud-nord puisque l'empereur devait se protéger des influences néfastes (vents, mauvais génies, invasions) venant du nord, alors que le sud apportait chaleur et bienfaits. La couleur de l'empereur est le jaune. C'est pourquoi les toitures des palais, en forme de pagode, sont recouverts de tuiles vernissées de couleur jaune. Ornant chaque angle, de petits animaux protégeaient de la foudre et du feu. On retrouve aussi cette couleur dans ses vêtements, et dans la vaisselle de porcelaine monochrome.
Les murs de la Cité Interdite sont peints en rouge, symbole du sud, mais également signe de joie et de fête. Les plafonds des salles sont décorés de motifs verts et bleus, couleurs évoquant le ciel et l'eau. Les portes monumentales, peintes en rouge, sont garnies de neuf rangées de neuf clous dorés.
Le chiffre neuf, le plus élevé, était réservé à l'empereur. Une seule porte ne comporte que sept rangées de sept clous, celle par laquelle, paraît-il, sortait l'empereur pour son voyage vers l'éternité.
Synonyme de fertilité et de bon augure, le dragon à cinq griffes, animal céleste sortant des eaux, est le symbole de l'empereur et est représenté dans de nombreux endroits de la Cité Interdite.
L'emblème de l'impératrice est un oiseau mythique, le phénix. Il n'apparaît qu'en période de paix et de prospérité
D'autres animaux veillent et protègent la Cité Interdite.
Un couple de lions garde les issues. Le mâle, une patte appuyée sur une boule évoque le pouvoir et le prestige. La femelle une patte sur son lionceau, suggère la continuité.
La tortue carrée à la base et ronde par sa carapace symbolisait l'univers.
La grue était signe de longévité et d'immortalité.
Les eunuques
Lors de leur apparition à la Cour des Han, en 180 avant notre ère, les eunuques étaient chargés de veiller sur les épouses et concubines de l'empereur. Puis les lois devinrent plus strictes, c'est pourquoi à la Cité Interdite, aucun "homme intact" ne devait demeurer dans les lieux le soir, en dehors de l'empereur, des enfants et des gardes de service.
Le Palais impérial employa donc de plus en plus d'eunuques. Des garçons, poussés par la misère ou vendus par leur famille, subissaient la castration et entraient au Palais, dans l'espoir d'une vie meilleure. Si quelques-uns devenaient des proches de l'empereur ou de ses épouses, et avaient un extraordinaire train de vie, la grande majorité vivaient modestement, astreints aux tâches les plus diverses, transmission des édits impériaux, préparation des audiences, célébration des rites religieux, théâtre, lecture publique des classiques, mais aussi entretien du palais, service des cuisines, porteurs de chaises, soins aux oiseaux des épouses... La plus petite tâche était réglée et confiée à un eunuque. Leur nombre bien que théoriquement limité, atteignit 100 000 sous les Ming, puis fut réduit à 3 000 sous les Qing. En 1912, il en restait 1 000. En 1923, Pu-Yi les fit chasser de la Cité Interdite, après de nombreux vols et incendies. Les mandarins Dans la journée 8 à 10 000 personnes vivaient dans la Cité Interdite. Diverses administrations d'Etat y étaient hébergées employant de nombreux fonctionnaires.
L'un des plus grands départements de l'Etat était la Maison impériale, formée de sept directions et de trois cours, gérant les bâtiments, les domaines de l'empereur, le trésor et les magasins impériaux. Elle contrôlait également les concubines et les eunuques et se chargeait de faire respecter les rites et les cérémonies. Les fonctionnaires qui y étaient attachés étaient des mandarins de très haut rang. Leur relation intime avec l'empereur leur conférait un prestige unique.
La Cité Interdite comportait aussi des services indispensables à la vie d'une communauté, écoles pour les enfants, bibliothèques, archives, ateliers d'art, collections d'armes et d'objets précieux où travaillaient de nombreux fonctionnaires de grades plus ou moins élevés.
Les examens impériaux
Mis en place sous les Han, au 2ème siècle avant notre ère, les examens visaient à recruter des fonctionnaires pour l'administration de l'Empire. Le programme, toujours basé sur le confucianisme, varia mais resta toujours centré sur les classiques d'histoire et de philosophie.
Sous les Qing, les examens se déroulaient en trois parties. La réussite aux épreuves locales était indispensable pour accéder aux examens provinciaux puis nationaux qui se déroulaient tous les trois ans à Pékin. Les lauréats passaient enfin une dernière épreuve dirigé par l'empereur ou un très haut fonctionnaire, dans la salle de l'Harmonie préservée de la Cité Interdite.
Lors de leur apparition à la Cour des Han, en 180 avant notre ère, les eunuques étaient chargés de veiller sur les épouses et concubines de l'empereur. Puis les lois devinrent plus strictes, c'est pourquoi à la Cité Interdite, aucun "homme intact" ne devait demeurer dans les lieux le soir, en dehors de l'empereur, des enfants et des gardes de service.
Le Palais impérial employa donc de plus en plus d'eunuques. Des garçons, poussés par la misère ou vendus par leur famille, subissaient la castration et entraient au Palais, dans l'espoir d'une vie meilleure. Si quelques-uns devenaient des proches de l'empereur ou de ses épouses, et avaient un extraordinaire train de vie, la grande majorité vivaient modestement, astreints aux tâches les plus diverses, transmission des édits impériaux, préparation des audiences, célébration des rites religieux, théâtre, lecture publique des classiques, mais aussi entretien du palais, service des cuisines, porteurs de chaises, soins aux oiseaux des épouses... La plus petite tâche était réglée et confiée à un eunuque. Leur nombre bien que théoriquement limité, atteignit 100 000 sous les Ming, puis fut réduit à 3 000 sous les Qing. En 1912, il en restait 1 000. En 1923, Pu-Yi les fit chasser de la Cité Interdite, après de nombreux vols et incendies. Les mandarins Dans la journée 8 à 10 000 personnes vivaient dans la Cité Interdite. Diverses administrations d'Etat y étaient hébergées employant de nombreux fonctionnaires.
L'un des plus grands départements de l'Etat était [1] [2] [3] [4] 下一页
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